Phéniciens et Crétois. Vers 1000 a.v. JC, Andros fut colonisée par les Ioniens.
Des traces d’une ancienne colonie de la période Géométrique (9ème siècle a.v JC) furent découvertes dans le village actuel de Zagora et dans la partie sud-ouest de l’île.
Une partie considérable de la vieille ville à été déterrée ainsi que des demeures privées, un sanctuaire, un temple et des fortifications dont la porte a été construite selon des techniques similaires à celles utilisées pour la construction de la Porte aux Lions, à Mycènes.
La seconde moitié du 8ème siècle a.v JC fut une période de grande prospérité pour Andros.
Pendant le 7ème siècle a.v JC, l’île participa, aux côtés des Chalcidiens, à la colonisation de la Chalcidique et des régions côtières de Thrace (au nord de la Grèce).
Jusqu’au 6ème siècle a.v JC, Andros était devenue un état cité indépendant qui appartenait à l’ancienne Amphictionie de Délos. Dionysos, le dieu du vin et de la fête, était adoré et considéré comme patron de l’île.
Les habitants parlaient un dialecte Ionien.
Pendant la période classique, la capitale d’Andros était Paléopolis, dont la prospérité nous est connue par la trouvaille de 60 pièces de monnaie en bronze et en argent produites par l’état d’Andros et par la découverte d’une ancienne agora et des ruines de la partie ouest du mur qui entourait la capitale.
Pendant les Guerres Persiennes, Andros se trouva sous la domination des Perses, domination qui dura jusqu’à la Bataille Navale de Salamis (480 a.v. JC). Ensuite, l’île passa sous le contrôle des Athéniens ; elle payait des taxes à Athènes et était obligée d’envoyer des hommes pendant la Guerre du Péloponnèse.
Après la guerre, Andros se retrouva sous la domination de Sparte, vainqueur de la guerre. Athènes libéra Andros des Spartiates en 393 a.v JC. Plus tard, l’île participa à la Bataille de Chaeroneia (338 a.v JC) où elle se distingua pour son combat.
|
|
engendrait des combats et des conquêtes successives d’Andros (et de la plupart des îles grecques) par des rois Egyptiens et Macédoniens.
Cette situation fut la cause de grands changements politiques dans l’île ainsi que du changement des cultes et des coutumes et traditions.
Andros suivit la destinée des autres Iles de l’Egée et le la Grèce Continentale en tombant consécutivement sous les dominations romaines, vénitiennes et ottomanes.
| La
domination Romaine et la période
Byzantine |
|
Andros tomba sous la domination romaine en 129 a.v JC et devint une province d’Asie (des cultes d’Asie furent introduits à Andros). Les guerres pirates et civiles entre les gouverneurs romains firent souffrir de pauvreté et de maltraitance les habitants d’Andros. La vie des habitants s’améliora pendant le règne d’Hadrien.
Au début de la période Byzantine, l’île resta sous l’administration d’Asie. Ensuite elle devint l’appartenance d’un drungaire byzantin (rang militaire) de la mer Egée.
Plusieurs églises et monastères byzantins ont été préservés et peuvent être visités.
Les Croisés s’emparèrent de Constantinople en 1204 et Andros tomba sous le contrôle de Marino Dandolo, envoyé direct de Venise. Trois années plus tard, Dandolo reconnut la souveraineté du duc de Naxos, Marco Sanudo.
Plus tard, la famille Sanudo prit le pouvoir et gouverna l’île jusqu’en 1384, année où Petro Zeno fut désigné par Francesco Crispo comme le gouverneur d’Andros.
Ce nouveau chef était le plus efficace de tous et apporta sécurité et force financière et démographique à l’île.
Au milieu du 15ème siècle, la famille Somaripa, de Paros, s’empara d’Andros ; mais les habitants de l’île les chassèrent à cause de l’oppression intolérable qu’ils exercèrent.
Une fois libres, les habitants créèrent un gouvernement provisoire qui tomba sous la domination des Turcs en 1579.
La domination vénitienne laissa des fondations féodales qui influencèrent la société d’Andros pendant très longtemps.
|
|
coutumes et d’exercer leur culte
dans leurs églises et monastères.
Evidemment, les taxes et les violations de privilèges existaient.
A l’église d’Agia Triada, à Korthi, une école fut fondée en 1813 par le moine Samuel Plasimis, juste avant la Guerre d’Indépendance Grecque.
Après la Révolution de 1821, 37 Andriotes faisaient partie de la « Philiki Etairia”, une société secrète qui s’affichaient contre le joug Ottoman et dont la plupart des membres provenaient des Iles Grecques.
Théofilos Kairis proclama officiellement la Guerre d’Indépendance le 10 mai 1821 en haussant le drapeau de la révolution sur l’église de Saint Georges, à Hora.
La période qui suivit la révolution fut une période de grande prospérité économique pour Andros grâce à la supériorité de sa flotte. Ses habitants vivaient dans l’abondance et la richesse.
Pendant la période 1923-1930, Andros venait en deuxième place après le Pirée en tant que port.
Mais la Seconde Guerre Mondiale causa de grandes pertes humaines et navales ; même chose pour la période de l’occupation italienne et allemande pendant lesquelles Hora fut bombardée et quelques-unes des plus belles demeures d’Andros furent détruites.
La migration caractérisa les temps modernes à Andros. Pendant le 19ème siècle un grand nombre d’habitants d’Andros s’installèrent dans des centres cosmopolites tels que Constantinople, Smyrne, Alexandrie ainsi que dans des lieux en développement comme le Pirée et Ermoupolis à Syros.
Au début du 20ème siècle, le mouvement migratoire se dirigea vers les Etats-Unis et le Canada.
Après la guerre, une grande partie de la population d’Andros abandonna l’île pour Athènes afin d’étudier et de trouver du travail dans le secteur tertiaire.
 |
|